Siwa… Une oasis du désert Libyque ou les gens parlent berbère. L'Egypte, ce pays qui est tellement fière de son appartenance Arabe a un village ou les gens ne parlent pas la langue du prophète.
Le voyage était plein de moments de souffrance physique, de fous rires, de surprises.
Mercredi 9h15 Départ du Caire vers Alexandrie. Trois jeunes filles dans la Gare routière de Heliepolis Almaza, pollution, bruit, des visages pas très rassurants, comme dans n'importe station. Je m'excuserais du fait que je n'ai aucune idee des paysages sur la route, je dormais ;-)
Mercredi 14:00 Départ de Alexandrie vers Marsa Matrouh A ce moment précis, je me dis que l'aventure commence. Je vais m'éloigner de la civilisation avec deux amies qui ne connaissent pas plus de ce qui nous attend. Bizarrement, je commence a faire attention aux gens qui sont avec nous dans le bus. Notre manière de parler était un vrai phénomène de foire pour tous les touristes et les égyptiens qui partageaient avec nous cet espace. Arabe (marocain pour être plus précise) Français, Egyptien, et Espagnole.
Mercredi 23:30 Arrivée a Siwa( EnFIN) Je vous passe les détailles de l'hypothermie dans le bus, moi et Sonia étions arrivées a dire n'importe quoi, juste pour ne pas penser au froid qui faisait mal partout. Nous descendons dans un petite rue : Un arrêt de bus, un hôpital, un chat, pas âme qui vive. J'appelle l'hôtel pour que le chauffeur vienne nous chercher ;-) Sur le chemin, je me rend compte a quel point cet endroit était loin du Caire, se sa civilisation, et de sa pollution
Jeudi…A la découverte de Siwa. Je ne sais pas utiliser les cartes, je ne crois pas tellement en ce qui est écrit dans les guides touristiques, mais j'avais tellement peur de ce petit village que je ne pouvais pas décoller mes yeux du Guide du Routard. Finalement au bout de 5 minutes, j'ai repris mes réflexes de marocaines un peu trop curieuse et j'ai commence a demander mon chemin vers l'office du tourisme. Pendant cette marche, je me croyais à Figuigue, une ville du Sud Est Marocain que j'ai découvert grâce a ma mère. Les femmes avec un Niguab, mais pour moi cela ressemblait plus au Hayek Marocain en noire. Les petites filles voilées, même très jeunes, celles qui ne le portaient pas avaient de jolies nattes. Les hommes, en Jellaba blanche, veste en cuire, barbus… des personnes que l'on appelle Terroriste ;-) Mais au fait c'est juste leur façon de s'habiller et d'être.
L'office du tourisme est un vrai petit bijoux, des posters, des articles collés au murs, et celui qu'on cite dans le Guide du Routard comme le sympathique guide de la région : Mehdi. Il est au départ pas très chaleureux, mais je me suis rendue compte qu'ils étaient tous comme ça, une certaine distance qui cache a la fois un grande fierté de la culture Siwi, et la peur de l'Etranger qui pourrait la spolier. Apres une très brève discussion, il nous a fixe rendez vous plus tard dans l'après-midi. Entre temps, il nous as conseille de prendre une caretta (charrette) ou des vélos pour visite l'oasis- Ile (qui n'est plus vraiment une île a cause du barrage). Trois jeunes filles a la recherche d'une caretta, et un jeune garçon (qui nous avait approche avec sa caretta à notre sortie de l'hôtel mais qui a vite disparu en voyant notre indifférence). Le prix qu"il nous a demande était exactement celui mentionne sur le guide (maudit guide qui a toujours raison) et celui conseillé par Mahdi.
Fatnass, un petit coin de paradis que les hommes ont détruit Avec une source à l'entrée, l'Oasis de Fatnass est un vrai bijou. Une vue qui laisse rêveur, un thé, une chicha, et le monde parait tellement beau et tellement simple. Un paysage presque irréel, la verdure et le désert qui se mêlent, avec de l'eau salé pour rendre cette île plus mystérieuse et encore plus belle. En scrutant l'horizon, je pense à notre jeune guide. 13 ans, scolarisé mais préfère l'école buissonnière a celle de Moubarak. Brun, avec des yeux verts pétillant de malice, il avait du mal à parler l'Egyptien. Ce qu'on lui a dit sur les Marocains, c'est qu'ils parlent tous berbères. Il a fallut lui expliquer, il avait l'air déçu, comme si j'avais manqué de respect à ses ancêtres, que j'avais rabaissés de l'importance de sa communauté.
Siwa… Derrière les traces d'Alexandre Le Grand Je vous invite tous à naviguer sur Internet pour avoir une idée des trésors historiques que cache ce petit village. Il parait que c'est dans une de ces collines que se trouve la tombe d'Alexandre, le temple de plus puissant oracle de la région qui a donne la réponse que Alexandre s'est toujours pose sur l'identité de son père. C'est vraiment impressionnant ce qu'on a vu.
Siwa… Mer de sable, sources chaudes, coucher de soleil…Que du bonheur Un Safari en 4*4 dans le désert… incroyable… avec un thé vert a la marocaine avec un coucher de soleil paradisiaque en toile de fond. Une source d'eau chaude au milieu des dunes.
Les Siwis, des Egyptiens pas comme les autres Tous ces paysages m'ont émerveillés, mais mon attention était attirée par autres choses, les gens… comment ils vivent, que pensent-ils de nous touristes qui envahissent leur petite tranquillité avec nos questions stupides, nos bouteille d'alcool, nos tenues un peu dénudés pour la région, nos appareils photos, notre curiosité.
Comme un mon habitude, je profitait de chaque moment de discussion avec un Siwi. Je regrette de ne pas avoir pu parler a une femme, mais j'ai eu les informations que je voulais.
Tous les enfants partent à l'école, même les filles. Bien sur, les filles ne sont pas tenues de devenir des lumières, car de toute les manières, elles se marient vers l'age de 15 ans. C'est a cette occasion la qu'elles se mettent en Hayek noir. La femme Siwi s'occupe des enfants et de la maison (Classique). Mais les jeunes garçons Siwi sont conscients de la scolarisation de fille. " Elle doit apprendre a lire et a écrire pour aider ces enfants a réviser, le père est tout le temps dehors"
Ils ne savent pas trop quoi penser des touristes. D'un coté, ces gens la leur permettent d'affirmer leur culture et leur patrimoine berbère. De l'autre, ces gens la ramènent l'alcool, de la drogue, et poussent les jeunes à fantasmer sur les avants bras des étrangères.
Mais plus que tout, ils ont peur de perdre leur culture berbère. Etant proche de la Libye, Siwa est un village ou il y a un camp militaire assez grand. Les militaires et les policiers sont partout, à chaque coin de rue. A la sortie de la ville, un village sportif, avec Hôtel et stade peints en rose moche qui dénature complètement la beauté naturelle du village. Devinez le nom de cet hôtel hideux : Moubarak. Je savais qu'il était spécial, mais à ce point.
Les Siwi ont peur des Egyptiens qui veulent faire d'eux des Arabes. Pourtant, ils sont très religieux. On entendait au moins 4 mosquées aux heures de prière. Mais leur tort est de ne pas être Arabes, alors il faut les Arabiser. Je trouve cela monstrueux et je me rends compte que l'Etat Marocain a voulu faire la même chose avec nos berbères a nous, et j'ai honte. Le pire c'est qu'ils n'ont aucune trace écrite de leur langue. Donc je lance un appelle, a celui ou celle qui peuvent aider ce petit village a apprendre a écrire le berbère, qu'il me contact pour qu'on parle un peu plus de ce problème et pour que je le mette en contact avec la personne sur place.
Alors, récapitulatif des similitudes : le berbère, le thé marocain, le couscous (Sonia sera plus explicite sur tout ce qui est culinaire) et… Le SHOUR ( la magie noire). En effet, Mahdi notre guide a confirme la présence des esprits a Siwa, mais selon lui ils sont partis au désert parce que Siwa n'est plus aussi calme a cause des touristes.
Début 2006 en plein désert… original Ma famille me manquait terriblement a ce moment la, je regardais la troupe de music Siwi venue spécialement pour l'occasion. Des touristes aussi paumes et perdu que moi, et la question qui TUE: " Mais qu'est ce que je fais dans ce trou perdu alors que ma famille est réunie???"
Apres réflexion, je me rends compte de la raison pour laquelle je suis ici. Pour découvrir autre chose, pour parler aux gens et les connaître mieux. Toute cette exposition à des choses différentes me permettra de mieux me comprendre et de mieux comprendre mon pays.
Si vous voulez avoir une autre vision du même voyage, je vous invite a visiter le blog de Sonia, elle était avec moi. Et si vous avez des questions ou vous avez besoin de plus d'infos, laissez moi vos commentaires.
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