Mardi 11 juillet 2006

 

Casablanca… être jolie est un art… aussi glamour que populaire…

 

 

Vendredi dernier, je voulais me rendre à un salon de beauté … d’habitude je vais chez une Nasraniya qui coûte deux fois plus cher que les autres… alors mettant de côté mon snobisme à deux balles, je décide de me rendre à ce qu’on pourrait appeler un salon de beauté de quartier… en d’autres termes… moins cher J .

 

 

Des que je mets les pieds dans le salon, un vent d’air chaud mélangé à une odeur de sueur et de cigarette me gifle… « Jihane tu vas payer deux fois moins cher… ce n’est pas la peine de faire ta nunuche… ». Toutes les places sur les fauteuils sont prise… au comptoir de la réception une jolie brune aux cheveux blond et brushingués me demande « C’est pour un brOshinG a Hbiba ??? » … Je me suis toujours demandé pourquoi on dit Hbiba à toutes les sauces… même la secrétaire de mon dentiste se sens obligé de me le dire… bref, je lui dit pourquoi je suis là et elle me demande d’attendre mon tour…

 

 

Je m’assieds sur une chaise prêt de la porte histoire de pouvoir respirer et j’observe… des jeunes filles sont entrain de se faire tirer les cheveux , d’autres sont entrain de les faire teindre… en blond… bref j’étais dans le temple des brunes-blondes… Lio on aurait pris un sacré coup si elle avait vu ce spectacle «  A hbiba…au Maroc… les brunes comptent pour des prunes… »… Après avoir passé au peigne fin les magazines people déchirés datant des années 90, je m’aperçois que tous les coiffeurs sont des hommes J … tiens celle qui vient de finir a remis son voile ???? Ha bon, la religion n’a surement pas dûe régler le problème du port du foulard chez le coiffeur … Ma3linach… la chaleur se faisait de plus en plus suffocante… à un moment deux jeunes femmes blondes (brunes à la base)  débarquent …des sourcil noirs mal dessiné au crayon , l’une avec une djellaba  noire avec du doré à chaque couture, l’autre porte un survêtement rose bonbon et des sandales à talons dorés ,   elles font la bises à tout le monde, l’une d’entre elle sort un paquet de Marlboro Hamra… et raconte qu’elle est invité par le Saoudi de Dar Bouazza et que ses cheveux doivent être plus raides que jamais… elle est heureuse parce que depuis qu’elle est mariée 3ourfi, elle ne se préoccupe ni de son loyer, ni de ses parents à qui elle doit envoyer de l’argent…

 

 

Depuis que je suis rentrée d’Egypte, je me suis rendue compte que ce genre de femmes/ filles sont désormais partout… Dans un élan dégouté, je décide de laisser tomber mon côté calculateur et je me dirige d’un pas ferme vers le Salon de la Nesraniya qui coûte les yeux de la tête. En poussant la porte, un air frais venant des climatiseurs me rassure. La propriétaire vient me recevoir en me proposant un siège pour attendre mon tour. « Tima finit dans 15 minutes, entre temps, voici quelques magazines, vous avez l’air fatiguée… un bon café ? »… en lisant les derniers potins le temps passe très vite… à coté de moi une femme d’un certain âge avec une belle Djellaba me sourit et me dis « Tu ressembles a ma petite fille, elle est en France pour continuer ces études… » Je lui rends son sourire… derrière moi un bonhomme qui se fait en même temps couper les cheveux par la Nesraniya, et manucuré par l’esthéticienne … Un homme dans un salon de beauté pour femme… c’est pour quand le métro à Casa ???

 

 

Finale de la coupe du monde à la Bodéga... Chaude ambiance pour les Bleus

 

La Bodéga… dimanche après midi… Finale de la Coupe du monde…

 

Majorité de supporters Français… moi aussi je supportais le continent africain représenté dans cette coupe du monde par la France… La musique faisait danser tout le monde, de la bière, de la sangria … une ambiance de terrain … moi et mon frère s’amusions comme des fous… Je n’aime pas le foot… tout simplement parce que j’arrête de respirer, je crie, je pleure, alors que je ne sais ni ce qui se passe, ni pourquoi ces gens courent après ce ballon…

 

On a commencé par  «  Zidane il va marquer …. Zidane il va marqué »… ensuite on est passé à des trucs plus marocains qui n’ont rien avoir ni avec la France, ni même avec le foot histoire de bouger un peu J bref une ambiance de fête… malheureusement, la France perd, j’ai pleuré en voyant je ne sais plus qui des joueurs français pleurer…. He oui à part Zidane, Thierry Henri et son French Vavavoum… Je ne connaissais pas grand monde chez les Bleus…

 

 

L’année qui vient de s’écouler a définitivement été une année footballistique pour moi … La coupe d’Afrique … Le coupe du monde … je ne m’en pleins pas.. En sortant de La bodega… mon frère et moi chations

 

 

« Zidane il a marqué… Zidane il a merdé J… »  (tiens je viens de remarquer que Zidane existe dans le dictionnaire de mon ordinateurJ)

par Jihane publié dans : Casaouiyate
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Mardi 4 juillet 2006

Elle se retrouve avec cette inconnue qu’elle l’impression de si bien connaître  … Un sentiment de confiance… Elle ne sait pas d’où cette connexion vient.

 

 

Dans un petit restaurant de cette ville sans âme… Elles se racontent leurs vies…comme deux anciennes amies que le temps a séparé… pourtant cela faisait  à peine une heure qu’elles se connaissaient réellement…

 

 

 Celle dont le travail est d’écouter les gens et analyser leur comportement prend un plaisir fou à écouter la vie de l’autre … elle raconte… sans se poser de question …sa vie… son rêve …

 

 

Toute petite, elle savait qu’elle avait un rêve que personne ne pouvait lui voler. Toute sa vie elle l’avait en tête, ce rêve…

 

 

 

Ses parents ont toujours cru en elle…son père surtout. De lui, elle a appris à être responsable… A assumer ses actes… Peut-être un peu trop tôt même… son père avait un rêve pour elle… mais elle a toujours gardé le sien au fond de son âme …

 

 

A cause a cette énorme responsabilité que de réaliser le rêve de son père… Elle a vite mûri… De plus,  son gabarit la fait paraître  plus âgée… Adolescente, elle était déjà différente des autres…. Ses parents la laissaient sortir, pas par négligence, mais par confiance… tandis que ces « petits copains » glairaient avec des parents bêtement autoritaires… Elle trouvait ses amis trop gamins à son goût…Elle s’ennuyait…. Elle était mal dans son corps un peu trop imposant… elle était mal dans sa vie d’adolescente adulte …Portant,  elle n’avait jamais oublié son rêve…

 

 

 

Elle se réfugie dans les livres…  mais son père a toujours gardé un œil sur elle… sans doute qu’il a toujours gardé l’espoir de faire d’elle ce qu’il voulait…. Non qu’il ne prenait pas en considération le propre rêve de sa fille… mais son amour pour elle l’a rendu aveugle … Cet homme qui la toujours prise pour une adulte, qu’elle a toujours considéré comme le gardien de son rêve…. Son rêve… Elle l’avait mis de côté… Sa recherche d’elle même et de son bien-être ayant pris tout son temps…

 

 

Jeune femme à part entière, elle l’était devenue… Elle a sacrifié ses études supérieures… un bac + 4 était suffisant… trop  peureuse de gâcher la vie de ses jeunes frères… qui avait besoin de l’aide du père… elle a finit par lui tenir tête… alors il a décidé de réaliser son rêve a travers ces autres enfants… Elle, se sentant coupable d’avoir gâché ses espoirs à lui … elle décide de se sacrifier …

 

 

Son rêve à présent… elle réalise qu’elle peut rêver de l’atteindre… Elle vivait dans cette grande ville où tout pouvait arriver…

 

 

 

 

Jeune femme elle avait ouvert son coeur à l’amour….Tellement beau mais tellement décevant à la fois…Son rêve toujours encore une fois mis  de coté… Elle était à la quête du bonheur socialement acceptable…Toute jeune fille indépendante passe par cette étape….Elle a fini par se retrouver sans amour… et son rêve en Stand by….mais à ces moments dur….la voix de son père resurgissait… cette voix qui lui disait d’assumer…encore et toujours le rêve de son  père pour elle était déjà loin…mais dans ce brouillard da la  mélancolie sentimentale…  son rêve à elle brillait de nouveau….

 

 

Elle trouve la petite porte qui lui permet d’entrevoir toit au bout du chemin son rêve…elle défonce la porte en y laissant quelques plumes… elle fréquente de nouvelles personnes… son nom commence à résonner dans le domaine. …son père la soutient pour réaliser son rêve  à elle…

 

 

Des soirées dignes des mille et unes nuits d’autres dignes d’une misérable paumée sans le sou dans une grande ville sans sa famille ….  Mais elle y arrivait coûte que coûte….

 

 

Elle continue à parler à cette inconnue….passer sa vie en revue lui fait du bien….elle avait vécu  tellement de choses mais au delà de tout…elle  vivait son rêve pleinement….. A ne plus avoir assez d’heures en une journée pour finir ce quelle devait faire…à être loin dans cette ville sans âme où elle se sent étrangère…à être la maman de tout le monde….celle qui fait rire et qui réconforte…mais aussi celle qui donne les ordres et qui réprimande….

 

 

 

Elle était là en face de moi …la première personne qui était en train de réalise  son rêve que j’ai eu le privilège de rencontrer

 

 

« Papa  je veux devenir réalisatrice » dit un jour cette petite fille …

 

 

Aujourd’hui elle est devenue Meriem  de la  film industry…

 

 

par Jihane publié dans : Coup de Coeur
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Mardi 27 juin 2006

Tanger… ma ville d’origine… mais de cette ville je n’ai rien si ce n’est une adoration pour la mer et les cheveux au vent…

 

Une belle ville… elle l’était… elle est entrain de le redevenir… Tanger a travers les yeux de mon père…c’est tout ce que je connaissait de cette ville… Le jour ou ma grand-mère a décidé de nous quitter…elle a emmené avec elle le seul lien que j’avais avec cette ville… cette ville… belle la nuit comme le jour… malgré les constructions infâmes qui ont stigmatisés ses collines avant toutes vertes… maintenant elles sont grisâtres parce que la peinture manquait au trafiquant de drogue pour finir son chantier… ou alors rose…vestige d’un saoudien de mauvais gout ( c’est un pléonasme) de passage a Tanger pour « affaire »…

 Le soir, après une journée horrible de boulot, je prends la voiture avec un besoin de grand air…je roule… Je sais instinctivement par ou passer… je me surprends à me retrouver exactement ou je voulais aller… Tanger vis la nuit…mon père nous l’a toujours fait comprendre…mais les gens dans la rue ne sont plus tout à fait les même… mais pas tellement différents….

 

Sur les cafés des terrasses au pied des égouts… des familles… des jeunes… des Zmagriya… et cet accent typique que je n’ai jamais aimé mais que j’affectionne particulièrement chez certaine personnes…Ma grand-mère…elle parlais tangérois mais sans pour autant paraître nunuche… J’ai envie d’aller frapper a sa porte… Tanger n’as aucun sens sans elle… Je ne la connaissais pas bien…comme personne ne connais bien sa grand-mère je pense…mais son souvenir est avec loi…grâce a elle… j’ai connu une chose terrible… La mort… elle est la seule personne de mon entourage qui nous a quitté… la veille de son départ… elle m’avait dit plein de choses a creux de l’oreille…et analysant ma vie… je me rend compte que je ne fais qu’appliquer machinalement ses conseils…

 

Je ne suis pas blonde J …mais j’ai les cheveux plus clairs que tous les membres de ma petite famille….du coup elle m’appelait Za3ra (la blonde) … et sa dernière phrase pour moi était «  Za3ra Lamka7la … ma takhfa 3la ould Soultane » (La blonde aux yeux noirs n’échappe jamais au regard du prince »… l’avenir nous dira si elle avait raison…

 

Retour à l’hôtel de mon escapade…au porte de l’hôtel 3 fois à l’apparence pas très sérieuse…L’homme à la porte m’empêche d’entrer… Je lui dis sèchement que je suis une cliente de l’hôtel… des excuses… Le Directeur de l’hôtel qui scrutait la scène de loin s’est dirigé vers moi voyant que j’étais un peu hors de moi … une conversation commence…Il me propose une visite guidée dans l’enceinte des lieux de divertissement nocturnes de l’hôtel J

 

Un bar bondé… des filles a la pelle… une orchestre aux sonorités très discutable…et une poignée d’hommes….Je suis installée a une table à l’écart mais de la je pouvais tout voir…Tanger… elle aussi se prostitue…mais avec le raffinement des gens du nord… un maquillage prononcé mais pas vulgaire…des tenues sexy mais pas choquante…mais toujours ce reflet de malheur… après Marrakech….Agadir…voila cette perle de ville qui subie le même sort …

 

La visite guidée l’était vraiment…Un CV complet de chaque fille… Moyenne d’âge 20 ans… Raisons : Divorce des parents, divorce après un mariage arrangé, chagrin d’amour soldé par un bébé…Frères chômeurs ….famille a charge….Elles sont de Salé… Oujda…Azrou… et Tanger... « He oui… mêmes Tangeaouiyate le font maintenant…vous vous rendez compte…. »

 

Je remonte dans ma chambre…elle est bien rangée… Je sors au balcon… une vue imprenable sur la plage… Malabata…et le phare…

 

Mes souvenirs remontent… ma grand-mère me manque.. ; elle n’a jamais eu la vie facile…mais elle a fait mon père… et nous J… j’espère que sa bonne étoile me protège toujours de la ou elle…

par Jihane publié dans : Coup de Coeur
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Samedi 10 juin 2006

Jai toujours eu la chance de voyager  dans le cadre de mon travail. Aussi, mon travail me permet d’être en contact direct avec les gens, sans aucun artifice, je suis la pour leur parler, pour mieux le comprendre, pour mieux cerner leur besoin, leurs aspirations.

 

 

 

 

Cette semaine, je devais partir dans le « Rural » marocain, un petit douar entre Settat et Marrakech. Ce qui m’a marqué de ce voyage c’est mes illusions concernant mon pays, et la désillusion de la majorité des ces habitants qui se considèrent des laissé pour compte.

 

 

 

 

Départ de Casa a 6h du matin

 

 

 

 

C’était la première fois que je prenais la route nationale, et j’avais 4 autres personnes avec moi. Je pense que je n’ai jamais ressenti le poids de la responsabilité d’être prudent sur la route. Entre les Taxis qui font la course sur la route, les camions qui se prennent pour les Kings de la route, les autocars qui sont inconscients, j’avais peur. Donc je conduisais doucement ce qui m’a valu les vannes de mes collègues, leur applaudissements chaque fois que je doublais, et bien sur le regard foudroyant des automobilistes qui me doublaient.

 

 

 

 

Il faisait de plus en plus chaud ; et je commençais a m’inquiéter sur le bronzage ridicule que j’aurai sur mes avant bras. Nous avons dépassé Settat, largement dépassé… nous n’étions plus qu’à cent Km de Marrakech, à coté débarrage quand mon collègue me dit de ralentir parce que je devais tourner a gauche… A gauche…  il n(‘ y avait pas de route a gauche… Au fait c’était une sortie de piste… Je tourné, je roule pendant 10 minutes… et la j’aperçois le Douar… des enfants viennent vers nous en courant… ils nous regardent comme si on venait d’une autre planète… Je savais que ce n’était pas la première fois qu’il voyait une voiture… mais c’était moi qui les intriguais le plus… J’étais au volant…

 

 

 

 

Nous arrivons chez les personnes qui devaient nous recevoir… une immense maison, avec pleins de pièces… Un homme nous reçois a la porte et me demande si il veut qu’il fasse rentrer la voiture dans le garage… je lui fait comprendre que ce n’est pas la peine… 5 minutes de poses et je commence la visite dans la propriété… première destination : La cuisine… quelques femmes sont entrain de discuter… elles ont toutes un sourire sur les lèvres en me voyant venir… Je suis en Jean et T-shirt, elles sont en gandourat et des foulards approximativement mis sur leur tète, elles doivent sans nul doute suffoquer dans cette chaleur…

 

 

 

 

Dans un souci d’être au plus proches d’elles, je me mets en gandoura et foulard… apparemment ca ne marchait pas non plus, j’étais toujours une Mdiniya (une fille de la ville). Je rentre dans la cuisine, et je suis comme frappé par la simplicité de l’endroit. Tout se fait par terre, la mère de famille est assise sur une minuscule petite qu’on peut a peine remarquer… La dame est énorme, mais d’une force physique incroyable, comme si ces kilos ont trop sont la source de son énergie… les autres, beaucoup plus jeunes qu’elle sont entrai de ranger la cuisine et de préparer le déjeuner… Elle supervise…

 

 

 

 

Tout le monde nous regarde du coin de l’œil… les enfants nous sourient chaque fois qu’ils croisent notre regard… Je commence a discuter… et la dissolution commence…

 

 

 

 

Elle n’est jamais partie à l’école… ses parents ne voulaient pas qu’elle perde son temps…elle était plus utiles à faire le ménage et a emmener la vache du coté du Barrage… on dirait que toutes les souffrances du monde sont gravés sur son visage, des années d’efforts ont leurs traces sur ces mains… le poids d’une famille de 7 enfants on sillés ses pieds… mais elle me parle en souriant… laissant voir le peu de dents qui lui restent…

 

 

 

 

Ces enfants partent tous à l’école… même si son mari n’arrête pas de lui dire que cela ne sert à rien… que les enfants feraient mieux de l’aider sur la parcelle de terrain qu’il cultive au lieu de perdre leurs temps dans une école… Mais la scolarisation de ses enfants est la seule chose ou elle s’est JAMAIS laissé faire… elle ne veut pas que ces filles deviennent comme elle… ne sachant rien faire a part la cuisine, le ménage, traire la vache…et Faire des tapis… Je ne savais pas que dans cette région il y avait des tapis…

 

 

 

 

Les autres jeunes femmes qui exécutent les ordres sont toutes des jeunes mariés, la plus âgées avait 20 ans… cella la a faillit rater le train du mariage… et pour cause, il était difficile de lui trouver un homme du Douar qui sache lire… tous les autres ne voulaient pas d’une femme qui sache compter l’argent… cela fait d’elle une protectrice du budget familial… elle a « heureusement » finit par trouver un RME qui a bien voulu d’elle… Pourquoi a votre avis ? Parce qu’elle reste l’année toute seule et qu’il veut mieux qu’elle sache gérer ce fameux budget pendant l’absence de son mari…

 

 

 

 

Les enfants couraient dans tous les sens… pourtant ils étaient supposés être a l’école… en posant la question le chef de famille me répond très sèchement

 

 

« ici, ce n’est pas comme la ville, il y a beaucoup de choses a faire à la maison, à l’école il pendent leur temps ; il suffit qu’il connaissent lire et compter… le reste est inutile… » Je n’ai pas osé lui répondre… mais comme pour le narguer, je suis parti discuter avec les petites filles qui nous regardaient d’une fenêtre… elles étaient adorables et m’ont demandé de leur faire un petit tour en voiture… je me suis exécutée… c’était ma manier de leur montrer… Je ne sais pas quoi … mais juste de leur faire plaisir…

 

 

 

 

Deux jours passés avec ces gens… qui ont la même carte nationale que moi… mais qui sont tellement …Je ne sais pas, je pense que j’ai besoin de temps pour digérer ce que j’ai vu….  Les premières choses qui me passent par l’esprit

 

 

 

 

Contacter les personnes responsables des cours pour les analphabètes et tirer la sonnette d’alarme

 

 

 

 

Mettre en contact les élus locaux avec les associations de micro crédit pour qu’ils se penchent sur le cas de ses femmes

 

 

 

 

            Encourager les femmes à vendre leur tapis…  

 

 

           

Avec plus de recul, j’y verrai plus clair… Dites moi ce que je peux faire….

 

 

 

 

 

par Jihane publié dans : Observations...
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Lundi 5 juin 2006

Bonjour tout le monde...

Je suis vraiment prise ces derniers jours donc je n'ai plus le temps de poster...A très bientôt

par Jihane publié dans : Coup de Gueule
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