
Bonjour à tous et a toutes,
Alors... vous voici dans le petit monde virtuel d'une jeune Marocaine qui trace sa vie ou son travail veut bien l'emmener... Izmir... Le Caire... Casablanca et tant d’autres villes que je découvre… Ce blog a débuté au Caire… et survit grâce a ces lecteurs…
Je me rappelle quand, encore enfants, mes parents nous emmenaient à
Mais ce qui m’émerveillait le plus… me laissait bouche bée … c’était ce groupes de femmes devant les "casetas", les petits restaurants … Mon père les appelait "las Sevillanas".
Elles étaient là avec leurs magnifiques robes à pois de toutes les couleurs, avec les froufrous, leurs châles – las mantillas - multicolores, leurs éventails magnifiquement décorés …Et puis la façon avec laquelle elles dansaient …elles chantaient… Pour moi elles venaient tout droit d’un monde où la beauté et la volupté sont reines… Je tenais la main de mon père très fort… Comme si j’avais peur qu’il me lâche à mon envie d’être l’une d’elles… Mais, il ne m’a jamais lâché la main …
Des années après, ma sortie préférée à Casablanca c'est le mythique restaurant "
Hier soir, il y avait une soirée Flamenco sur la terrasse du consulat Espagnol… Quoi de mieux que du chant et de la danse pour faire aimer une culture à des étrangers …
Au moment où la chanteuse sort le premier son de sa bouche … ou plutôt de ses tripes… j’ai eu l’impression que la porte de l’enfer s’était ouverte … Mais pas l’enfer selon les religions déistes où les gens sont censés souffrir et se repentir … Non, l’Enfer voluptueux où la souffrance est plaisir, où la torture est un délice, et où l’amour est synonyme de trahison, jalousie, et violence… Je ne parle pas espagnol ... Mais je pouvais comprendre des phrases comme « Ma peine… J’ai mal… Mon cœur … Mais je t’aime …. » ..
Quelques instants plus tard, les deux danseurs font leur entrée… Lui avec son costume moulant le corps, sans rien enlever à sa virilité … Elle avec sa belle robe la faisant déborder de sensualité… Je ne saurais pas vous décrire la beauté, ni la magie, ni encore moins la violence avec laquelle ils laissaient leur corps s'exprimer … J’en avais la chair de poule…
J'ai enfin su ce que c'était les véritables "sevillanas" que mon père me retenait de rejoindre quand j'étais enfant.
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